La Folie, Monsieur , vous aspire un jour et votre âme, alors, tout entière s'étrangle.
A peine l'angoisse vous suspends elle a sa crainte que dès lors
tâtonne à votre porte un cadavre écorché que le silence sangle.
L'attente , Monsieur , enveloppe de sa dépouille vos accords illogiques et, vous,
vous dites que la seule confusion réside dans l'humaine misère de leurs mots dit.
Que ça ne peut être un hasard si vos pensées d'illuminés répliquent.
Et cet oeil, Monsieur , ce regard sur vous même que l'on vous adresse.
Celui qui vous repère de sa soif et avale vos doutes, pour qu'ils se taisent.
Oui, lui aussi étouffe dans un chuintement où même le votre, de poil , se dresse.
On a beau vous prévenir, Monsieur, qu'il faut cesser de remuer ses pensées,
vous n'aurez ,cependant, d'appréhension que de distraire cette animosité.
De fait l'angoisse fourche et n'a de source que de se briser.
Vos mots , Monsieur , se détachent de votre bouche lésé.
Même s'ils sont gonflés vous y allez à coups de langues, de nerfs pesés.
Et les gens, ignares , s'affaissent et écrasent vos termes de leurs coups de crayons déployés et rangés.
Mais ...
Parlez plus bas, Monsieur, car on pourrait bien vous entendre.
Le monde n'est pas prêt pour des paroles tendres.
Vous savez très bien qu'il ne voudrait jamais comprendre.
Le monde n'est pas prêt pour vous, il dirait que , simplement, vous êtes fou.